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Chanoyu : Cérémonie du thé

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Chanoyu : Cérémonie du thé

Par son esthétisme raffiné, la sérénité qu’il procure mais aussi par ses allures de rituel à l’aspect formel et codifié, le Chanoyu ou « Cérémonie du thé » reflète parfaitement l’esprit japonais.

Chanoyu (茶の湯, littéralement « eau chaude pour le thé »), est un terme d’origine japonaise qui désigne la cérémonie du thé à elle seule. Plus particulièrement, le terme Chaji (茶事) fait référence à une cérémonie complète avec une collation préliminaire appelée kaiseki (懐石) et le service de deux thés, l’usucha (薄茶, thé léger) et le koicha (濃茶, thé fort). Une Chakai (茶会, littéralement une « rencontre autour du thé ») n'inclut pas le kaiseki.
Le Sado ou Chado (茶道, littéralement « la voie du thé »), représente quant à lui, l'art et l’étude des principes de la cérémonie du thé ainsi que la manière dont celle-ci est effectuée.

Portrait de Sen no Rikyu
Portrait de Sen no Rikyu
Origine et histoire :
Originaire de Chine, le théier fut introduit au Japon au VIe siècle. Au début du IXe siècle, l’auteur chinois Lu Yu écrivit un ouvrage sur le thé : Le classique du thé ou Cha Ching (茶经), où il décrivait sa culture et sa préparation. Importé au Japon par les moines bouddhistes chinois, Le Classique du thé influença probablement le développement de la cérémonie du thé japonaise telle qu’elle existe actuellement.
C’est au XIIe siècle qu’apparut le matcha (抹茶), thé vert réduit en poudre. Originaire lui aussi de Chine, il fut introduit au Japon par le moine Eisai, pilier du bouddhisme zen au Japon. L’utilisation du matcha fut d’abord exclusivement religieuse dans les monastères bouddhistes, puis fut progressivement adopté par les samouraïs et les nobles japonais.

Moine servant du thé macha
Moine servant du thé macha
A partir du XVIe siècle, l’usage du thé se répandit dans toute la société japonaise avec l’ouverture des maisons de thé ou ochaya (お茶屋). A la même époque, trois moines posèrent les fondations du rituel de la préparation et de la dégustation du thé :
- Tout d’abord, ce fut Murata Shuko qui eu l’idée de pratiquer cette cérémonie en tant qu’exercice spirituel. Il imposa également l’idée d’utiliser des instruments plus simples, ainsi que celle du pavillon de thé ou chashitsu de petite taille, destine à rapprocher les participants entre eux.
- Ensuite vint Takeno Jō qui, conformément aux idées de Murata Shuko, conçut des ustensiles au style simpliste, ainsi qu’un petit meuble destiné à les ranger.
- Enfin, le maitre de thé Sen no Rikyū, introduit le style wabi (侘び), concept esthétique prônant le raffinement sobre et paisible, qui préside encore à l’organisation de la cérémonie du thé de nos jours.

Principes du Chanoyu :
Quatre principes élémentaires de la cérémonie du thé ont été codifiés par Sen no Rikyū et s’expriment par les caractères suivants :
- Wa (和), l’harmonie : premier idéal qui consiste à créer une interaction positive entre l’hôte et l’invité et ainsi parvenir à une atmosphère paisible durant la cérémonie du thé. Cette harmonie s’étend également à la nature et aux ustensiles utilisés et permet, de ce fait, d’être en accord avec l’environnement.
- Kei (敬), le respect : valeur fondamentale qui se traduit par la considération mutuelle entre l’hôte et son invité. Une égalité sociale s’instaure alors au sein de la pièce et le rang de chaque participant est mis de coté pendant la cérémonie. Il est également important de traiter toute chose avec le même respect, ceci s’appliquant aux ustensiles du thé.
- Sei (清), la pureté : est à la fois celle du corps et de l’esprit. Il s’agit de l’essence même de la voie du thé. Il ne s’agit pas seulement de propreté mais aussi de pureté du cœur et de l’âme.
- Jaku (寂), la tranquillité : correspond à la sérénité de l’esprit, qui ne peut être atteinte que par la mise en pratique des trois principes précédents. Il s’agit d’un stade ultime où la personne devient totalement réceptive à l’univers du thé.

Ustensiles du Chanoyu :
Il est nécessaire de connaitre les différents objets utilisés ainsi que leur fonction au cours de la cérémonie du thé. Plusieurs instruments font partie intégrante de l’apprentissage de cet art, à savoir :
Chawan
Chawan
- Chawan (茶碗) : il s’agit du bol à thé et représente l’objet le plus important. C’est l’unique bol de la cérémonie, servant à préparer le thé et que les participants se passent à tour de rôle au moment de la dégustation. Véritable objet d’art, le chawan est traditionnellement nommé en fonction de son fabriquant et se transmet de génération en génération. De tailles et de styles variables, le bol de thé est également choisi par l’hôte en fonction de la saison. En effet, les bols peu profonds et de forme ouverte sont utilisés l’été pour que le thé refroidisse rapidement alors qu’en hiver, les bols sont profonds et de forme fermée pour conserver la chaleur plus longtemps.

Natsume et Cha-ire
Natsume et Cha-ire

- Natsume et Cha-ire (棗、茶入れ) :
ce sont deux variantes de boites pour stocker le thé. Ces deux styles de récipients possèdent des différences de forme, de taille et de couleur et correspondent chacun à différents types de thé et de cérémonie. Le natsume est court avec un couvercle plat et un fond arrondi ; il est généralement fait de bois laqué ou non traité et utilisé pour stocker le thé fin. Le cha-ire est quant à lui grand, étroit selon les préférences, et possède un couvercle d'ivoire muni d'une feuille d'or en dessous. Il est généralement fait de céramique et utilisé pour stocker le thé épais.

Chashaku et Chasen
Chashaku et Chasen
- Chashaku (茶杓) : ou écope à thé, est sculptée à partir d’une seule pièce de bambou et courbée à l’une de ses extrémités. Elle est utilisée pour prendre une dose du thé en poudre et la déposer dans le chawan.

- Chasen (茶筅) : c’est un fouet sculpté également dans une seule pièce de bambou et sert à mélanger la poudre de thé à l’eau bouillante pour en faire une mousse. Il y existe plusieurs épaisseurs de fouets selon la teneur du thé.
Hishaku
Hishaku


- Hishaku (柄杓) : c’est une louche en bambou possédant un long manche avec un nœud en son centre. Elle sert à puiser l’eau dans la bouilloire mais aussi la transférer d’un récipient à l’autre. Il existe un autre type de louche, de plus grande taille, utilisée par les invités pour se purifier avant de pénétrer dans le pavillon du thé.

Tana
Tana
- Tana (棚) : étagère en bois ou en bambou, placée dans la salle du thé devant l’hôte. Elle sert à présenter les différents ustensiles et les ranger dedans ensuite.

- Chakin (茶巾) : il s’agit d’une toile blanche et rectangulaire de lin ou de chanvre, utilisée pour nettoyer le chawan.

- Fukusa (袱紗) : carré de soie utilisé pour nettoyer les différents ustensiles mais aussi tenir le couvercle de la bouilloire. Le fukusa est parfois utilisé par les invités pour tenir les instruments lorsqu’ils les examinent et il est appelé dans ce cas kobukusa ou petit fukusa.
Kama et furo
Kama et furo


- Furo (風炉) : brassero portatif servant de grand réchaud où le charbon est placé.

- Kama / Chanoyugama (釜) : bouilloire en fonte déposée au dessus du furo et dans laquelle sera chauffée l’eau.

- Mizusashi (水指) : pot à couvercle contenant de l’eau fraiche qui va servir à remplir la bouilloire.

- Kensui (建水) : c’est un bol pour eau usée. Il sert à rincer le chawan.

Types de chanoyu :
Même si le déroulement du chanoyu obéit à des principes généraux qui restent inchangés d'un type de cérémonie à l'autre, il en existe différentes variantes, liées notamment aux ustensiles ou à la position adoptée par l'hôte. On désigne ces styles par le terme temae (点前 ou 手前). L'utilisation de l'un ou l'autre des caractères désignant le tamae se fait selon l'importance de l'occasion, la saison, la configuration du chashitsu mais aussi d'autres facteurs. Bien qu'il existe de nombreux types mais aussi des sous-styles, quatre principaux temae sont décrits à savoir:

Chanoyu de type O-bon temae
Chanoyu de type O-bon temae
- Le o-bon temae (お盆手前) : connu aussi sous le terme de bon temae (盆手前) ou encore bonryaku temae (盆略点前), est un style où l'on prépare généralement du ususha ou thé léger. Le o-bon temae est considéré comme le style le plus facile de part la simplicité des ustensiles utilisés mais aussi la rapidité de sa réalisation. Dans ce type de temae, les instruments nécessaires (bol, chakin, fouet, écope et boite à thé) sont placés sur un plateau spécial et recouverts par le fukusa. L'eau chaude est contenue quant à elle dans une bouilloire en fonte nommée tetsubin (鉄瓶), placée sur un brasero portable ou binkake (瓶掛).

- Le chabako temae (茶箱点前) : son nom provient du terme chabako (茶箱) désignant une boite où sont disposés les ustensiles du chanoyu. Ces derniers sont généralement plus petits que pour d'autres styles de cérémonie afin de tenir dans le chabako. Celui ci contient principalement le chawan, le chakin, le chasen, le chashaku et la boite à thé contenant le thé proprement dit. Le chabako contient aussi le fukusa ainsi qu'une boite de wagashi (friandises). Ce type de chanoyu est plutôt court ne durant que 30 à 45 minutes.

- Le hakobi temae (運び点前) : son étymologie est tirée du mot hakobu (運ぶ) qui signifie "transporter". Ce type de cérémonie se caractérise alors par le fait que tous les instruments mis à part la bouilloire sont transportés du mizuya (où sont préparés les ustensiles) au pavillon du thé par l'hôte. Ce style se déroule notamment en étant assis dans la position seiza (正座), qui est la posture de base à laquelle doivent se soumettre l'hôte et ses invités durant le chanoyu.
Chanoyu de type ryu-rei
Chanoyu de type ryu-rei

- Le ryū-rei (立礼): cette cérémonie est caractérisée par la présence d'une table spéciale à laquelle s'assoit l'hôte et sur laquelle il prépare le thé. En fonction de l'espace disponible, les invités peuvent s'assoir à cette même table ou à des tables séparées. Le nom de ce temae se rapporte aux courbettes qu'effectue l'hôte lors de sa salutation au début et à la fin du chanoyu. Un assistant est habituellement présent et se place derrière ou à coté de l'hôte. Il déplace le tabouret de ce dernier lorsque celui ci se lève et s'assoit et peut aussi servir le thé ainsi que les wagashi aux invités.

Déroulement de la cérémonie :
Chashitsu
Chashitsu
Lors d'une cérémonie complète ou chaji, les invités se rassemblent d'abord dans une salle d'attente où leur est servie une tasse d'eau chaude. Ensuite, pour arriver au chashitsu, ils traversent le roji, jardin spécialement aménagé pour favoriser la méditation. Ils patientent alors en dehors sous une tonnelle jusqu'à être accueillis par l'hôte.

Tsukubai
Tsukubai
Avant d'entrer dans le pavillon du thé, les invités se purifient au niveau du tsukubai (つくばい), bassin de pierre, en se rinçant la bouche et les mains. Lorsque l'hôte les appelle à l'aide d'un gong, ces derniers pénètrent dans la salle par le nijiriguchi (porte assez basse qui les obligent à se courber, leur rappelant ainsi qu'ils sont tous égaux) en laissant passer en premier le Shokyaku ou invité d'honneur.

Interieur du Chashitsu
Interieur du Chashitsu
A l'intérieur, la pièce comprend une alcôve, le tokonoma, dans laquelle sont disposés une œuvre d'art, généralement un parchemin montrant une calligraphie ou une peinture, et un arrangement floral. Après avoir admiré ces parchemins, les invités prennent place face à l'hôte, en s’asseyant sur le tatami en position seiza.

Kaiseki
Kaiseki
Après les salutations, l'hôte allume le foyer, utilisé pour faire bouillir l'eau de la tellière. Il sert ensuite le kaiseki (repas léger) accompagné de sake et suivi d'une sucrerie moelleuse (wagashi) mangée à l'aide de kaishi, papier spécial que chaque invité apporte avec lui. A la fin de la collation, les invités retournent sous la tonnelle et attendent que l'hôte les appelle pour le service du thé.

Ayant été sommés de rentrer à nouveau dans la salle du thé par le son du gong, les invités reprennent leur place en position seiza. L'hôte purifie les ustensiles en les essuyant avec le fukusa dans un ordre précis en présence des invités et les place ensuite dans ce même ordre.

Cérémonie du thé
Cérémonie du thé
Le koicha est alors préparé en silence par l'hôte, qui verse l'eau chaude sur le macha dans le bol à thé et à l'aide du fouet, le fait mousser. Une fois le thé prêt, l'hôte (ou son assistant s'il y en a) offre le bol au Shokyaku qui le salut et tourne le bol pour éviter de poser ses lèvres sur sa face avant (ou partie noble) puis boit trois petites gorgées. Il essuie ensuite le rebord du bol avec le papier kaiseki et le présente au second invité qui suit le même rituel, et ainsi de suite jusqu'à ce que tout le monde ait bu. Le bol est redonné au Shokyaku qui le rend à l'hôte après avoir été admiré par chacun.

Wagashi
Wagashi
L'hôte ravive ensuite le feu en rajoutant du charbon de bois et prépare l'usucha de consistance légère et plus mousseuse. Il sert en accompagnement des friandises, habituellement higashi. Un bol individuel est présenté à chaque convive et la dégustation du thé se fait de la même façon que pour le koicha.

Au cours de cette phase finale, l'atmosphère se détend et la conversation, qui jusque là était limitée à quelques échanges formels entre le Shokyaku et l'hôte, devient plus informelle entre tous les invités en restant toute fois centrée sur l'ambiance de la cérémonie.

A la fin de la cérémonie, l'hôte nettoie les ustensiles utilisés et le Shokyaku demande alors la permission d'examiner ces derniers. Ceux ci sont passés entre les invités en suivant le même ordre que pour le service du thé. Les instruments sont manipulés avec respect et précaution à l'aide du kobukusa pour éviter de les abimer. L'usage veut que les invités complimentent l'hôte sur la qualité de ses ustensiles et lui demandent leur origine.

L'hôte récupère ensuite les instruments et les invités quittent le chashitsu en saluant ce dernier pour le remercier. Il est aussi d'usage de pratiquer le korei ou "remercier à posteriori" deux à trois jour après le chanoyu : les invités remercient l'hôte par une courte lettre (ou à l'heure actuelle en lui téléphonant), de la cérémonie à laquelle il leur a été permis de participer.

Le chanoyu et les arts :
Depuis le XVIème siècle, le chanoyu a joué un rôle important dans la vie socioculturelle des japonais, étant le principal inspirateur et initiateur d'un ensemble de disciplines et d'arts traditionnels. En effet, c'est à cette pratique que l'on peut associer le développement, entre autres, de l'art du kimono, de la céramique, de la calligraphie, des arrangements floraux mais aussi de l'architecture ou de l'aménagement des jardins. Ci-dessous, seront présentés quelques unes de ces disciplines artistiques à savoir :

Chabana et kakemono
Chabana et kakemono
- Le kimono : les participants se doivent théoriquement et selon la tradition, de porter un kimono lors du chanoyu, mais actuellement il n'est plus obligatoire pour cette cérémonie, en raison de son cout élevé et de la difficulté de son port. Cependant, dans la pratique, l'hôte revêt presque toujours un kimono, alors que les invités portent soit un kimono ou bien des vêtements formels et sobres. Lors du chanoyu, les kimonos pour hommes sont souvent portés avec un hakama (袴), une sorte de pantalon large plissé. Les femmes quant à elles portent un iromuji (色無地), kimono uni ou un homongi(訪問着), orné de motifs en continu sur les épaules, les manches et sous la taille. Il existe un autre type de kimono formel réservé aux jeunes femmes célibataires ou furisode (振袖), qui a la particularité d'avoir de longues manches pendantes mesurant près d'un mètre de hauteur.

L'apprentissage du chanoyu inclut celui de mouvements spécifiques au port du kimono. En effet, le kimono ayant parfois de longues manches, l'hôte doit pouvoir les mouvoir sans se salir au contact du thé durant sa préparation et son service. Le kimono joue également un rôle pour les invités et leur permet d'y ranger certains objets nécessaires à la cérémonie, soit dans la ceinture ou obi (帯) ou bien dans les manches.

- L'art des fleurs du thé : Contrairement à l'effet sculptural des fleurs de l'ikebana, celles du chabana (茶花) ou "fleurs du thé", spécifique au chanoyu, doivent donner une impression champêtre. Le chabana fait partie du style nageire (投げ入れ), qui se veut simpliste, utilisant de préférence des matières naturelles pour les vases telles que le bambou, le métal ou la terre cuite.
Ces arrangements floraux peuvent parfois n'être composés que d'une seule fleur, penchant généralement vers les invités ou leur faisant face. Ornant l'alcôve, le chabana apporte une part d'harmonie au sein de la pièce du thé, favorisant ainsi la contemplation et la méditation des invités, avant et pendant la cérémonie.

- Le kakemono : La salle du thé est dépourvue de toute décoration sauf au niveau du tokonama, alcôve dans laquelle est suspendu un kakemono. Il s'agit d'un rouleau de soie servant de support à une peinture ou une calligraphie, appelée également bokuseki (textes bouddhistes) et choisi soigneusement par l'hôte en fonction de la saison et du thème du chanoyu. Les invités en entrant dans la salle du thé doivent prendre le temps d'admirer ces rouleaux qui apportent paix et sérénité à l'esprit.
Bol en Raku noir
Bol en Raku noir


- Le Raku :
c'est un style de céramique obtenu après une cuisson rapide de la terre et développé au Japon au XVIème siècle avec l'influence du bouddhisme zen. Cette technique est née lorsque le maitre du thé, Sen no Rikyū, a voulu créer des bols pour le chanoyu en accord avec les principes de la voie du thé. Chaque pièce Raku est façonnée à la main en utilisant du grès chamotté ce qui la rend résistante aux variations thermiques. La multitude de procédés utilisés lors de cette technique permet, grâce aux résultats variés et aléatoires obtenus, de créer des objets uniques à l'aspect rustique et naturel.

Chanoyu et Japon moderne :
Le chanoyu est toujours présent dans la culture japonaise et ceux qui désirent apprendre cet art, intègrent des groupes d'étude connus sous le nom de "cercle" au Japon. Ces cercles du thé sont pour la plupart associés à une école de thé et suivent des enseignements propres à chaque école. En effet, après la mort de Sen no Rikyū, ses descendants perpétuèrent ses enseignements du chanoyu et trois écoles principales furent fondées : Omotesenke, Urasenke et Mushakojisenke. Bien qu'elles différent dans le détail du rituel, ces écoles entretiennent jusqu'à nos jours l'essence même de la voie du thé, que Sen no Rikyū avait instituée.

Culture et traditionsWagashi
Ikebana
Japon Japon
Rédigé par nana_rock le 27/05/2012 à 19:25
Lu 3717 fois | Imprimer

Ajouté le 27/05/2012 à 19:25, dernière modification le 03/11/2012 à 18:47

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Commentaires (10)

Avatar de stefiante
#1Par stefiante le 27/05/2012 à 20:41Back dans les bacs... pour l'instant *.*
Fiou pas si simple de servir du thé on dirait, y'a pas mal d'ustensiles et de gestes spécifiques xD
Sinon sympa l'article, complet et bien fournis huhu

Avatar de gaarasth
#2Par gaarasth le 27/05/2012 à 21:30
Un véritable art , j'aimerai vraiment pouvoir assister a une cérémonie.

Avatar de mangashow
#3Par mangashow le 31/05/2012 à 10:11
Pour connaître quelqu'un qui y a participé une fois au Japon, c'est très long et ça donne vraiment très mal aux jambes (on n'a pas la même habitude qu'eux de rester à genoux pendant de très longues durées). Sinon, moi aussi j'aimerai y assister une fois

Avatar de Sayurii
#4Par Sayurii le 07/06/2012 à 16:18I'll be waiting for you.
Excellent article, rien à redire Oo'. Hyper complet et intéressant, et comme d'autres j'aimerai bien assister à une cérémonie bien que ça soit très long et que les jambes souffrent atrocement xD.
En tout cas, ça a l'air compliqué à faire, enfin à lire comme ça xD. Mais bon c'est un art, donc comme tout art il faut l'apprendre.

Avatar de Kash
#5Par Kash le 05/07/2012 à 20:27Love VERSAILLES
Merci pour l'article, c'est très intéressant. Et j'aimerais bien y assister aussi x)

Avatar de Robot
#6Par Robot le 11/08/2012 à 03:00
Très bon article et j'aimerais bien goûter leur thé

Avatar de Robot
#7Par Robot le 11/10/2012 à 18:38
c'est tout un art

Avatar de Otakettedu69
#8Par Otakettedu69 le 29/11/2012 à 23:38Taiyaki *Q*
Ca c'est clair! C'est un Art!
J'adorerais en voir une pour de vraie

Avatar de NoreKaku
#9Par NoreKaku le 01/02/2013 à 15:20
J'ai assisté à l'une de ces cérémonie, qui a durée quand même 3/4 d'heure (!!!)
Peu de gens en gardent un bon souvenir, j'en fait partie!
Si vous suivez la cérémonie correctement, que vous respectez les rituels, et que vous observez celle qui l'opère, il y a tout une ambiance qui se crée. De nature hyper stressée, je n'ai encore rien trouvé, si ce n'est la méditation, qui m'est autant fait décompresser que cette cérémonie à laquelle j'ai assistée. Je pense qu'un Japonais sous pression, ça peut lui permettre de tenir! Véridique!

Avatar de ILoveLeeHyuk
#10Par ILoveLeeHyuk le 02/02/2013 à 20:09亞洲萬
J'ai appris quelque choses!

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