Bonjour tout le monde !
J'ai crée ce topic dans le but de faire une critique détaillée sur l'oeuvre d'Eiji Yoshikawa : Musashi : La pierre et le sabre & La parfaite lumière. J'ai acheté ce gros bouquin d'environ 1000 pages à 30€ dans une grande surface. Les deux livres sont donc réunis en un seul. Je l'ai fini pas plus tard qu'hier soir, j'en profite pour en faire une critique tant que c'est encore frais. Je précise que je l'ai fini en environ un mois, en lisant tous les jours une cinquantaine de pages. Oui, c'est long, surtout que c'est écrit en tout petit, ce bouquin est le roman que j'ai mis le plus de temps à lire. Ma critique ne sera pas mise en forme, il n'y aura pas de premier paragraphe avec les défauts, et un second avec les qualités, tout est plus ou moins mélangé. Pourquoi j'ai choisi cette méthode ? Tout simplement parce qu'on peut pas vraiment faire 2 paragraphes ordonnés pour cette oeuvre. J'ai remarqué que pour chacun des défauts, ils peuvent devenir des qualités, et inversement. Autrement dit, être purement objectif dans cette mini critique sera impossible.
Pour finir, cette critique s'adresse uniquement à ceux qui ont déjà lu les 2 bouquins, elle contient de trop nombreux spoils. Et pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, je n'aurai que cette phrase à leur dire : Musashi est un best seller Japonais, si vous aimez les bouquins Japonais, celui ci doit absolument faire parti de votre bibliothèque. Comme ils le disent dans l'interface, On pourrait dire de La Pierre et le Sabre que c'est l'Autant en emporte le vent du Japon.
Pour commencer, j'ai trouvé le livre extrêmement long pour ma part, non pas que je n'ai pas l'habitude de ce genre de roman, mais c'est surtout qu'on peut remarquer un phénomène propre à beaucoup de romans/films/animes etc... En effet, en ce qui concerne l'intrigue d'Otsu et de Musashi, on sait dès le départ que le dénouement heureux ne se fera qu'à la fin. Moi qui suis friand des histoires d'amour, jusqu'à la fin du premier livre, je suivais cette intrigue de très près, et voulais absolument que les deux se retrouvent ensemble. Au final, ils finissent par se retrouver, mais à peine le deuxième livre entamé qu'ils se séparent par un vulgaire kidnapping un peu poussé sur les bords... C'est là que je me suis rendu compte que de toute manière, cette intrigue ne se résolvera qu'à la fin, et donc qu'elle n'est pas l'histoire centrale du livre.
Donc, par la suite, je me suis concentré uniquement sur l'histoire de Musashi. J'avais mangé beaucoup trop vite le premier livre, en me concentrant uniquement sur Otsu, ce qui a été une erreur. En effet, même si cette intrigue existe, elle passe complètement inaperçue, et au final, la suivre de près ne sert à rien, car le roman n'est pas basé sur ça, mais sur l'histoire de Musashi. Autant le dire tout de suite, ce roman n'est pas destiné à ceux qui aiment les histoires d'amour à l'eau de rose, ça reste purement secondaire.
Bref, l'histoire de Musashi est vraiment passionnante. On suit ce personnage dans sa quête, qui a pour unique but de s'améliorer dans sa vie en tant qu'homme. En la suivant, c'est une vraie leçon sur la vie qu'on se prend dans le crâne, on est plongé dans le bouquin de toute part, et on a un gros aperçu de ce qu'est La voie du Samouraï. C'est le genre de roman où on en sort changé moralement. Qui plus est, c'est une histoire vraie, on s'immerge donc encore plus facilement dans la vie du personnage. On commence avec un héro un peu animal, prêt à foncer sur le tas sans se poser de questions, et on finit avec un homme mûr, avec un esprit forgé et tranquille. Quand on voit ces milles pages, finalement, on se dit : C'est long, mais ça en valait la peine.
Cependant, comme je l'ai dit plus haut, ça m'a pas empêché de le trouver long. Certaine histoire secondaires voire complètement tertiaires sont un peu nuls, et ne font pas avancer l'histoire. Je pense notamment à certains passages avec Matahachi. Personnage lent de l'histoire, et qui ne sait jamais ce qu'il veut. En lisant les chapitres le concernant, je me suis profondément ennuyé. Il en est de même avec les chapitres concernant Seijuro, Akemi et sa mère. Ce qui est impressionnant dans ce roman, c'est que le titre de celui ci est Musashi, pourtant j'ai eu l'impression qu'il y avait + de passages avec des personnages secondaires, qu'avec le héro lui même.
Autre chose m'a dérangé, c'est le nombre de personnage. En tant que Français, certains noms Japonais ne sont pas faciles à retenir, mais alors là, c'est absolument mission impossible. Le mec qui réussit à retenir les noms de tous les personnages cités dans ce roman, je l'applaudis bien fort. Résultat ? On est parfois complètement perdu. Même si je lisais une cinquantaine de pages par jour, ça m'a pas empêché de me perdre, et la narration n'est vraiment pas claire parfois. En fait, en le finissant, j'ai compris les 3/4 du roman, mais les 1/4 me sont passés par dessus. Ces 1/4 concerne surtout les histoires de guerre entre les différents fiefs. Pour maitriser ces 1/4, il faut connaitre l'histoire du Japon à cette époque. Le pire, c'est que l'éditeur ne s'est même pas pris la peine de marquer à la fin roman tous les personnages cités avec une petite description. (Il y avait ça dans le "Clan des Otori", ça m'a bien servi) Une carte du Japon est aussi inexistante, impossible de bien se repérer avec les lieux. (Une carte était dispo dans le "Clan des Otori" aussi) Heureusement, les lieux sont réels, on peut donc toujours se servir du net, mais quand même... Faire une mini carte avec les lieux principaux du roman comme Edo, Osaka ou le village de Musashi, c'était pas la mer à boire.
Ce genre de détail m'a embêté, car j'aime bien m'immerger totalement dans l'histoire d'un roman. Pour ce cas, à moins d'être Japonais d'origine ou de connaitre l'histoire du Japon en 1600, on ne peut pas. Mais cela nous permet de nous concentrer sur l'histoire de Musashi, qui est pleine de vie. Que dire d'autre ? Je pourrai également citer le personnage de Takuan, surement l'un des plus grands personnages du roman avec Musashi, un moine qui a toujours des raisons de faire ce qu'il fait, avec lui aussi on s'en prend plein la figure. Ce livre est impressionnant car les morales ressorties sont réelles et peuvent concerner tout le monde, j'ai moi même était sur le cul avec certains passages, où je me disais : Ça, faut que je le retienne. Avec La pierre et le sabre et la Parfaite lumière, on en apprend énormément.
Je finirai là dessus : Musashi, bien qu'il traine parfois en longueur, est un roman passionnant, n'importe quel passionné du Japon se doit de lire ce roman.
Ma critique manquait surement d'objectivité. Je vous invite à en débattre avec moi. Ce qui m'énerve en ce moment, c'est que j'ai déjà oublié certaines phrases épiques du bouquin. Le genre de phrase qui dit tout, avec une morale cachée derrière. Je me souviens du : "Votre charrue est votre sabre. Votre sabre est votre charrue. En travaillant aux champs, n'oubliez pas l'invasion. En pensant à l'invasion, n'oubliez pas vos champs. Toutes choses doivent être équilibrées en harmonie. Le plus important est de ne pas vous opposer à la Voie des générations successives."
Sur ce.
Musashi : La pierre et le sabre & La parfaite lumière
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