
Tout au long du film est distillée une sensation étrange qui oscille entre la peur, l'anxiété, l'inquiétude, mais aussi l'excitation et la curiosité. C'est tout un maëlstrom qui bouillonne dans notre esprit et qui valorise les unes ou les autres de ces émotions - émotions si chères au 7ème Art. Pour l'occasion, je remets un petit mémo du synopsis de Ring.
Un soir, seules à la maison, deux lycéennes se font peur en se racontant une mauvaise blague. Une étrange rumeur circule à propos d'une cassette vidéo qui, une fois visionnée, déclenche une terrible malédiction : une mort annoncée sept jours plus tard.
Après le décès de sa cousine Tomoko Oishi, Asakawa Reiko, une journaliste, enquête, mais très vite le maléfice la rattrape.
Si l'on lit ce texte *sans rien savoir* du tout du film, on peut être partagé entre deux sentiments: soit de la dérision, soit de la curiosité. Dans le premier cas, on se dit qu'il s'agit encore d'une bête histoire de malédiction complètement idiote avec une horrible sorcière qui a jeté un maléfice afin de déchiqueter les impudents. Image mentale préconçue et prématurée, quand tu nous tiens... Dans le deuxième cas, on note le fait que le synopsis oublie volontairement de nous parler de la façon dont les personnes ont été tuées. Quel est ce maléfice? Comment les victimes meurent-elles? Cette "malédiction" est-elle aussi inévitable qu'on ne le prétend? Et pourtant, plus le film avance et plus nous découvrons le "quoi". Le film s'ouvre sur un des meurtres, puis se poursuit d'enquêtes en révélations sur la terrible malédiction.
Le point fort et caractéristique de ce film est évidemment sa capacité à nous faire peur, si ce n'est au moins à nous angoisser un tant soit peu. Les différents acteurs sont crédibles du fait qu'ils ne versent pas dans la surenchère: leur jeu est simple mais cela ne veut absolument pas dire qu'il est plat, bien au contraire. C'est sobre mais du coup efficace.
Par ailleurs, la bande sonore s'avère tout simplement sublime. L'on retiendra aussitôt les terrifiants bruitages stridents et dissonants du film, qui contribuent à nous instaurer dans un malaise et une anxiété croissants. Ce sont des bruits parasites comparables à des coups d'aiguille violents et saccadés, qui lacèrent les tympans et prennent les tripes.
Les choix de mise en scène de Hideo Nakata m'ont plu: ne pas faire un déluge de trouille facile et omniprésente au point d'en être lourde. L'histoire se déroule posément, avec une angoisse qui surgit par accoup (comment ça s'écrit, cette expression???) pour s'exprimer dans un final "terriblement" mémorable. Le cadrage des plans parvient à nous faire ressentir une certaine vulnérabilité des personnages, assimilabes à des proies sous l'oeil d'un prédateur infaillible. Et malgré cela, l'on assiste dans le film à quelques moments d'émotion presque touchante.
Je le dis haut et fort, Ring (de son nom nippon Ringu) est digne de faire partie du panthéon international des films d'horreur. C'est l'une de ces oeuvres cinématographiques qui ont fait la gloire et l'essor du cinéma d'horreur, aux côtés de l'Exorciste, de Halloween, des Griffes de la Nuit, de Dark Water, de The Grudge, etc. Ce n'est pas LE film à garder en prévision de votre séjour sur une ïle déserte, mais c'est bien l'une de ces expériences qu'il serait dommage de rater.
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Désolé, mais j'ai rien trouvé de moins ringard en guise d'image d'intro pour Ring 2... (jeu de mots très très vaseux inside)
Ring 2 est spécial. Non pas qu'il change complètement d'ambiance ou qu'il renverse les bases de Ring 1, non. C'est plutôt le fait que des choix particuliers ont été pris quant à la trame. Et ce sont ces changements qui peuvent tantôt valoriser le film ou tantôt flinguer notre appréciation.
Hideo Nakata étant toujours derrière la caméra, il n'est pas étonnant de retrouver dans Ring 2 certains des mécanismes du premier opus. Nous avons toujours droit à quelques moments de peur bien brute et très brève. C'est toujours aussi efficace, mais malgré tout, le résultat est moins puissant car le spectateur qui a vu Ring 1 connaît déjà les tactiques de cet univers. Il peut deviner facilement quand est-ce que ça va frapper. Le spectateur novice aussi, du reste... Le truc peut-être dommage, c'est qu'il y a davantage de peur facile dans Ring 2 que dans Ring 1, mais bon...
Pour ceux qui ne le savent pas encore, Ring 2 change de point de vue en se focalisant sur des personnages qui étaient très secondaires au premier film. Du coup, ceux qui étaient essentiels dans le premier deviennent très secondaires dans le second. Ca va, vous suivez? Le fait de changer ainsi de protagoniste peut en intéresser certains: ok, on change de point de vue. Comment ces nouveaux héros vont-ils être impliqués dans cette malédiction? Et bien, pour ceux qui n'ont pas encore vu le film, sachez tout simplement qu'ils ont chacun un lien qui pouvait passer inaperçu dans le premier film. On retrouve par ailleurs certains personnages du premier film que l'on ne s'attendait plus à recroiser et ce n'est pas plus mal, après tout.
Et voilà où Ring 2 se caractérise. Étant une suite directe de Ring, il vient tout logiquement prolonger l'intrigue qui s'était terminée en légère queue de poisson. Ou il serait plus exact de dire que la fin de Ring 1 n'avait pas apporté toutes les réponses, et, frustrés, on en venait à se poser des questions sur tel ou tel sujet. Ring 2 vient apporter quelques réponses, mais ce n'est pas mieux pour autant car une kyrielle d'autres questions sans réponses viennent s'ajouter au tas.
La trame s'étend dans plusieurs directions. Au niveau de Ring 1, la malédiction restait traitée par un nombre restreint de personnages. Dans Ring 2, elle est abordée dans davantage de domaines, comme celui de la science. Je ne spoilerai pas mais il faut savoir que l'on y perd parfois les pédales. C'est une étrange impression que de vouloir que ça aille plus vite à certains moments, et que ça aille plus lentement à d'autres, car on n'a pas de temps pour se reposer les neurones et tenter de comprendre les liens des évènements.
Malgré le fait que les effets sonores restent toujours les mêmes, l'on est moins perturbé en les écoutant. C'est là encore ce problème du spectateur accoutumé aux techniques de Ring. Par ailleurs, il y a d'autres éléments qui gâchent l'effet de peur ressentie dans le premier film. Notament le fait de ne plus montrer Sadako de la même manière. A certaines de ses apparitions, elle prend forme différemment par rapport à celles de Ring 1, et ces matérialisations sont moins convaincantes.
Oui, Ring 2 est moins bien que Ring 1. Oui, il est imparfait. Mais cela dit, l'approfondissement de la trame qu'il nous offre peut en intéresser plus d'un.
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De plus en plus petit, c'est vraiment le pied... Enfin bref, voici Ring Zero.
Alors là, attention le dépaysement! C'est ce qui caractérise le plus cette préquelle de la saga: Ring Zero change de registre cinématographique pour mieux traiter la génèse de l'horreur. Les moments d'angoisse sont toujours présents mais ils sont bien rares, et ce qui domine reste la trame tissée autour de cette si étrange Sadako. Ne nous attendons plus à de la peur et de l'angoisse, mais à de l'information. Voilà qui pourrait en repousser plus d'un. Cela pourrait en attirer d'autres, mais hélàs, il faut savoir que Ring Zero est comme le deuxième opus: il a quelques carences qui sapent le mythe.
Vous le savez déjà, mais l'on remonte trente ans dans le passé, juste avant la condamnation de Sadako. L'idée est évidemment d'éclaircir ces débuts: même le plus horrible des cauchemars a un début, une explication, une naissance. Quelques réponses étaient apportées tout au long des deux premiers épisodes. Ce troisième film vient en apporter d'autres en nous présentant une Sadako bien vivante et bien humaine. On plante le décor autour, avec intrigue et personnages. On en apprécie certains, et on en déteste d'autres.
La réalisation est d'une qualité aléatoire: il y a de bonnes idées et d'autres qui le soint moins, et c'est encore plus dommageable que le film repose sur une ambiance d'ores et déjà censée être dramatique et non horrifique. Le résultat est que nous parvenons à nous ennuyer de temps à autre, d'autant plus que les sons stressants ne nous dérangent pratiquement plus, et que les moments d'angoisse se font décidément rares. Les acteurs font toutefois de leur mieux, et on peut facilement être ému devant le couple principal de Ring Zero. A ce titre, Yukie Nakama incarne la frêle et timide Sadako avec une vraie perfection, trouve-je. Mais pour les autres, c'est plus difficile de leur trouver de l'intérêt.
Comme je le disais un peu précédemment, les bruitages si angoissants de la saga Ring n'ont plus du tout l'effet escompté dans Ring Zero. Il faut dire qu'ils n'arrivent pas à de bons moments. Ou bien il est possible qu'ils ne soient plus destinés à nous faire peur mais bien à être exposés comme des curiosités, car c'est un peu de cette manière que les personnages de Ring Zero les découvrent.
La trame met parfois du temps à nous intéresser. Je l'ai déjà dit: il y a des moments un peu morts d'ambiance dans Ring Zero. L'on mettra un peu de temps à arriver aux évènements fatidiques qui précipiteront la chute de Sadako. Le fait de la voir en tant qu'humaine - et en tant que très belle humaine - peut déranger certains d'entre nous et briser le mythe créé dans Ring 1. Surtout avec un futur avatar de la mort parfois transformé en figure légèrement christique. Mais là réside le tour de force. Sadako qui était le bourreu, Sadako qui avait terrifié et dégoûté tant de gens, elle n'est que victime. Une sorte de figure immaculée.
Cela dit, l'antagonisme entre les deux camps est assez convenu: une fille complètement dépassée par ce qui lui arrive, aidée d'un seul homme bon et attentionné, face à la horde du commun de mortels en furie, avec une jolie romance par-dessus le marché. Malgré tout, on parvient à être touché par Sadako et son destin tragique. Plus on approche de la fin, et moins il y a de concession. Le spectre vengeur d'une jeune fille brisée se lève dans l'ombre d'un final "frappant", et qui donne à reconsidérer avec un certain boulversement ce qui va suivre, à savoir Ring 1 et 2.



comme the grudge j'ai the ring mais en version américaine et ma soeur ma dit que la version original étai comment dire beaucoup plus flippante et comme je suis peureuse
je risque pas de les regarder mais ils ont l'air bien!















