Dai Qing est une journaliste, auteur, et activiste chinoise.
Ancienne militaire et fervente patriote, Dai Qing serait l'une des premières journalistes à afficher le point de vue des dissidents, en ayant l'aplomb de s'opposer à certaines politiques chinoise, comme lors des manifestations de la place Tiananmen et pour le barrage des Trois-Gorges.
Biographie
Dai Qing, aussi appelée Fu Ning, est née à Chongqing en 1941 de Fu Daqing et de Yang Jie. Son père, un intellectuel du parti communiste chinois fut tué par les japonais en 1944 et Dai Qing adoptée par un ami à lui, Ye Jianying, une figure haut placée de l'armée populaire de libération.
C'est aussi dans l'armée que Dia Qing commence sa carrière. Diplômée de l'académie militaire de Harbin en 1966, elle occupe différent postes d'ingénieur, et travaille notamment sur des projets secrets de missile longue portée. Elle étudie la langue anglaise à Nanjing pendant 2 ans et utilisera dans un premiers temps cette compétence pour traduire des livres à sa fille, car elle déplore le manque de littérature disponible pour les enfants chinois.
Pendant la révolution culturelle (entre 1966 et 1976), elle est forcé de quitter Beijing avec son maris Wang Tak Ka (et d'y laisser sa fille Wang Siu Ka) pour travailler à la campagne et être "ré-éduquée par le travail". Elle découvre ainsi un autre facette de la politique chinoise.
Écriture
Bien que déjà publiée et remarquée en 1969 elle continue à travailler pour l'armée, pour couvrir notamment la Guerre sino-vietnamienne.
C'est en 1982 qu'elle commence sa carrière dans l'écriture. Elle devient reporter pour le Guangming Daily (ou Enlightenment Daily) et publie son premier ouvrage, la fiction "Pan".
Elle ne mâche pas ses mots, et jusqu'en 1989 elle sera connue pour être le premier journaliste à montrer un point de vue dissident. Elle reste pourtant très patriote et aurait même dit qu'elle pourrait mourir si c'était nécessaire à Mao Zedong.
Opposition
Son action la plus notable et reconnue est celle de son opposition au projet du barrage des trois gorges. Elle dénonce ce projet comme le plus destructeur au monde dans une optique écologique, comme une optique et humaine.
C'est au cours d'un voyage à Hong Kong en 1987, qu'elle découvre la liberté d'expression sur ce projet. Elle commence à collecter les informations pour informer pour le peuple chinois. L'écrivain Lin Feng lui envoie par courrier électronique l'ensemble des articles parus a Hong Kong sur le sujet, puis elle continue le travail d'investigation auprès de scientifiques (dont Zhou Peiyuan[1] et Lin Hua) et journalistes chinois, et regroupe ces informations dans un livre Yangtze ! Yangtze ! .
Elle dénonce par exemple un risque fort de modification du climat global, un fort risque d'assèchement du Chang Jiang (fleuve Bleu) et du fleuve jaune menant a des tempètes de sables en mongolie et a des effets sur la Corée, le Japon et même la Côte Est Américaine. Elle dénonce aussi un effet désastreux sur l'émigration des populations déplacées, vers le Canada, les Etats-Unis, ou l'Europe. Pour résumer on peut citer cette phrase d'elle :
"En voulant soumettre la nature, au bout du compte, on ne réussira qu'à détruire notre cadre de vie"
Répression et soutiens
Bien que Yangtze ! Yangtze ait été interdite après les manifestations de la place Tiananmen qu'elle avait rapporté ouvertement, elle publiera sur le même sujet The River Dragon Has Come ! le 4 juin 1989. Elle est dénoncée le jour même, quitte le parti communiste chinois le lendemain, puis elle est emprisonnée pendant 10 mois, et interdite de publication en Chine.
D'après son livre, Wo de Ruyu, elle déclare avoir répondu à la police qui était venue la prévenir la veille de son emprisonnement pour qu'elle fuit. "En tend que citoyenne d'un pays je ne peut pas le quitter. Et mon devoir est de le critiquer objectivement pour en construire un meilleur et plus fort. "
Libéreé le 21 janvier, 1990, Dai Qing déclina les propositions d'asile politique des États Unis et de l'Allemagne. Dans la période qui suivit elle reçut de nombreux soutiens et décorations. (voir #Prix et décorations). Elle déclare dans l'article My Imprisonment, "Ce a quoi je peut combattre c'est de faire savoir que je suis innocente mais que j'ai un esprit rebelle" ("What I can fight for is to let others know I am innocent but have a rebellious spirit. ")
Aujourd'hui Dai Jing réside a Beijing. Elle continue a clamer que la Chine n'a pas complètement aboli les méthodes de l'époque communiste, et elle continue de se battre pour les droits de l'homme, la démocratie et l'écologie avec les peuples chinois et étrangers.
Prix et décorations
"Prix" de l'Université nationale australienne
"Prix" de l'Université Columbia
1991 Prix de journalisme par l'Université Harvard
1992 Plume d'or de la liberté
1993 Prix Goldman pour l'environnement
1993 Prix Condè Nast pour l'environnement
1994 "Le meilleurs essais des deux coté du détroit de Taiwan"'
1998–1999 "Prix" du Woodrow Wilson International Center à Washington. Biographie par alistere Modifier la biographie - Historique des biographies |
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