You Oshima, unique compositeur de l'entité, fais partie de ces artistes doués d'un certain talent novateur, et qui sont de ceux qui chaque jour redore un peu plus le blason portant les qualificatifs "one man band". En effet, le maître d'œuvre officie, seul (ayant eu recours à quelques musiciens de session pour sa 3èmè production), dans une veine extrême du metal, mais ne se confine pas bêtement à n'en parcourir qu'un seul et morne chemin. On pourrais aisément qualifier sa musique d'avant-gardiste, mais ces chemins là ont hélas déjà essuyés moult passages, et peuvent parfois suinter d'une impression de déjà vu (du mois, je m'autorise à penser que c'est ce que penserais tout adepte d'expérimental/avant-gardiste... , me trompe-je donc ? )... . Toutefois, le terme "expérimental" lui reste une chose acquise et non sur le point de dépérir... (du moins, je l'espère).
Les influences de sa musique sont riches; ainsi, au hasard de quelques divagations sur ses chemins, on pourra croiser les sentiers sombres et maladif d'un Black Metal, teintés d'éléments d'éléctro et de symphonique grandiloquent; ou pourra aussi ressentir sous le pied quelques racines, reflets d'influences Death, lesquelles prendront alors tout leurs envole une fois quelques psalmodies prononcées (de la bouche de You Oshima). Et, comme pour ponctuer la marche, on remarquera ces inopportunes éclaircies Heavy. Elles font ici là quelques incursion, tel le soleil perçant par quelques moment cette nappe de nuages toute prête à décharger sa froide pluie, et roide; ce qui ferait hérisser le poil de la nuque de l'imprudent promeneur que vous êtes... , que je suis. Mais le tonnerre gronde de nouveau ! Vite ! Courez quatre à quatre vous réfugier sous les voûtes de verdures sombres et inquiétantes : l'ingrédient fort de Kadenzza reste tout de même l'intermittence entre ces phases " violentes " et ambiantes. L'utilisation du piano, d'instruments traditionnels Japonais, harpes et autres nappes de synthé déroutantes (parce que toute embrumées de mystères) font de Kadenzza ce qu'"il" est : un groupe appart.
La thématique des sujets démarque aussi par son originalité; mais elle divise aussi, au même titre que l'instrumentation et la structure atypique des compositions. C'est ainsi que sur le troisième opus, intitulé The Second Renaissance, You Oshima révèle tout le caractère de sa musique (et de son être [ou du moins une certaine partie]) en revisitant l'histoire du Petit Chaperon Rouge (à compter de la 5èmè piste, jusqu'à l'évanouissement de l'œuvre)... .
Les nouvelles ce font rares depuis la sortie de The Second Renaissance. J'attend, porte monnaie à la main, prêt de nouveau à céder quelques chose de mon âme (et de mon capital) pour cet artiste. Mes yeux fermés seront mes guides, et mes oreilles sourdent pour moitié le seront aussi; mes sens ne me trompent que rarement lorsqu'il s'agit de s'adonner au rêve (à compter que mes sens devront être nourris de quelques préambules écoutes indubitablement agréables; sans cela il n'en sera rien)... .
Pardonner ma tendance excessive à la logorhée... J'outrepasse ici quelques peu les frontières de ce que serait une simple biographie, mais ce n'est que pour mieux corrompre vos sens.
Afin de m'en "repentir", voici la discographie de l'entité dont il est ici question : Kadenzza :
The Reality In The Phantasmagoric World - 2002

Into the Oriental Phantasma - 2003
The Second Renaissance - 2005
 Biographie par skogarfoss Modifier la biographie - Historique des biographies |
Par Nightwish Le 22/02/2007 à 17:24
Par Sukatera Le 23/02/2007 à 22:09
C'est tout simplement un génie. Il faut au moins écouter une fois pour se donner une idée même si on aime pas !
Par franswaah Le 14/10/2007 à 11:52
Par rokku_san Le 02/11/2007 à 12:20
Par mosko-denver Le 19/11/2007 à 12:31
Par cidronela Le 10/04/2008 à 11:34
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